Ce qu’il faut retenir : le choix de la variante dépend avant tout du style de jeu recherché. Si le Texas Hold’em s’impose par son accessibilité, l’Omaha comble les amateurs d’action et le Stud récompense la mémoire. Cibler le format adapté à ses forces, entre calculs et psychologie, assure une meilleure expérience et maximise les chances de gains aux tables.
Sommaire
ToggleVous vous sentez perdu face à la multitude de règles et de variantes disponibles sur les tables de jeu ? Ce guide détaille pour vous les différents types de poker afin d’identifier rapidement celui qui correspond le mieux à votre tempérament et à vos envies. Que vous cherchiez l’adrénaline du bluff ou la rigueur des mathématiques, vous découvrirez ici la version idéale pour dominer vos adversaires lors de vos prochaines parties.
Les grandes familles de poker pour y voir plus clair
Vous ignorez peut-être que 90 % des débutants abandonnent parce qu’ils s’assoient à la mauvaise table. Pour éviter de perdre votre bankroll inutilement, il faut comprendre que les types de poker se divisent en trois mécaniques distinctes. Voici comment faire le tri rapidement.

Les jeux à cartes communes (community card poker)
Le principe est simple : chaque joueur reçoit des cartes privées cachées et utilise une série de cartes communes, visibles par tous, pour former sa main. C’est la catégorie la plus populaire, que vous retrouverez dans la majorité des tournois mondiaux.
Les deux exemples phares sont évidemment le Texas Hold’em et l’Omaha. Ici, la stratégie tourne énormément autour de la lecture du « board », ces cartes partagées. Vous devez analyser ce potentiel immédiat.
Ces jeux impliquent beaucoup d’action et de calcul de probabilités constants. Les informations partagées évoluent à chaque tour de mise, redistribuant les chances de victoire. C’est le poker moderne par excellence, mathématique et intense.
Les jeux de Stud (stud poker)
Le concept du Stud est radical : il n’y a pas de cartes communes. Chaque joueur reçoit une combinaison de cartes privées fermées et de cartes visibles par les adversaires directement sur la table.
L’information est donc partielle, mais elle reste déterminante pour votre prise de décision. Vous devez analyser les cartes visibles des autres pour estimer la force de leur main potentielle. Le Seven-Card Stud reste l’exemple classique de cette famille historique.
La mémoire et l’observation sont des compétences clés dans ces variantes exigeantes. Vous devez retenir les cartes passées pour calculer vos cotes réelles. C’est un jeu plus « old school », très psychologique et calculateur.
Les jeux de poker fermé (draw poker)
Le Draw Poker change la donne : chaque joueur reçoit une main complète et entièrement cachée. Aucune information n’est partagée, à part le nombre de cartes que les joueurs décident de changer durant le coup.
Le Five-Card Draw reste l’archétype, le poker que l’on voit dans les vieux films de western. C’est la forme la plus « pure » en termes de psychologie, loin des calculatrices humaines et des statistiques.
Tout repose sur la lecture du comportement des adversaires, leurs mises et le nombre de cartes tirées. C’est le terrain de jeu idéal pour maîtriser l’art du bluff, car les preuves tangibles sont inexistantes sur le tapis vert.
Le Texas Hold’em et l’Omaha : les rois des tables modernes

Maintenant que les grandes familles sont posées, on rentre dans le vif du sujet avec les deux mastodontes actuels, ceux qui dominent largement le circuit mondial.
Le Texas Hold’em : la star incontestée
C’est la variante reine, omniprésente à la télé et sur les sites en ligne. Son succès repose sur un équilibre rare : des règles simples mais une stratégie infinie. On apprend vite, mais on maîtrise difficilement.
Voici comment ça marche concrètement sur le tapis vert. Vous recevez deux cartes cachées, puis cinq cartes communes sont dévoilées progressivement en trois temps. Votre seul but est simple : former la meilleure main possible de cinq cartes.
La structure des enchères est décisive pour ne pas perdre vos jetons bêtement. Tout se joue sur quatre moments précis où la pression monte. Voici les étapes à mémoriser :
- Pré-flop : juste après la distribution des cartes privées.
- Flop : quand les 3 premières cartes communes tombent.
- Turn : suite à l’apparition de la 4ème carte commune.
- River : après la 5ème et dernière carte commune.
L’Omaha : le cousin survitaminé du Hold’em
L’Omaha est une version explosive qui séduit énormément en cash game. C’est le cousin survolté du Hold’em, garantissant beaucoup plus d’action à table. La différence majeure saute aux yeux : vous recevez quatre cartes privées au lieu de deux.
Attention, une règle d’or piège souvent les débutants distraits. Vous devez obligatoirement utiliser exactement deux de vos cartes en main et trois du tableau. Pas une de plus, pas une de moins pour valider votre jeu.
Cette mécanique crée mathématiquement beaucoup plus de combinaisons possibles à chaque donne. Les mains gagnantes sont donc souvent bien plus fortes qu’au Hold’em. Cela pousse logiquement les joueurs à l’action.
Omaha Hi-Lo : le pot partagé qui change tout
L’Omaha Hi-Lo (ou « Omaha 8-or-Better ») ajoute une couche de complexité redoutable. Ici, le pot est coupé en deux à la fin du coup. Une moitié va à la main haute (High), l’autre à la meilleure main basse (Low).
Pour gagner le Low, il faut respecter une condition stricte. Votre main doit contenir cinq cartes de rang 8 ou inférieur, sans aucune paire. Le Graal absolu est la « roue », soit la suite A-2-3-4-5.
Votre objectif ultime reste de « scoop » le pot entier. Cela signifie remporter à la fois le classement High et le Low. C’est un jeu exigeant qui demande une lecture très fine des possibilités.
Les jeux de Stud : lire l’adversaire à travers ses cartes
Avant l’ère du Hold’em, le 7-Card Stud dominait les différents types de poker. Pas de flop ici, ni de blinds classiques. Le jeu démarre brutalement avec un ante et un « bring-in » obligatoire.
La distribution change la donne : vous recevrez sept cartes au total. Trois restent cachées, mais quatre sont exposées à la vue de tous. L’objectif final reste de former la meilleure main de cinq cartes.
Mémoriser les cartes visibles est votre meilleure arme. Si des cartes clés ont été « foldées », vos chances diminuent drastiquement. C’est ce détail qui sépare souvent les gagnants des perdants à la table.

Le Razz : quand perdre devient gagner
Le Razz est une variante de Stud jouée en format Lowball. Oubliez les paires et les brelans. Ici, votre seul but est de construire la main la plus basse possible.
Les suites et les couleurs ne vous pénalisent pas, profitez-en. L’As compte toujours comme la carte la plus faible. La main parfaite à viser est la combinaison A-2-3-4-5.
Toute la stratégie s’inverse dans ce format. Avoir des cartes hautes visibles est un handicap majeur. Montrer de petites cartes, en revanche, met une pression immédiate.
Le Stud High-Low : le meilleur des deux mondes
Le Stud High-Low (ou Stud 8-or-Better) combine le 7-Card Stud et le Razz. Le pot est coupé en deux à la fin. Une moitié va à la main haute, l’autre à la basse.
La main basse doit respecter la condition stricte du « 8-or-Better ». Il faut cinq cartes de rang 8 ou moins pour être éligible. Si personne ne se qualifie pour le Low, la main haute prend tout.
Ce jeu est un casse-tête permanent. Il faut juger si votre main joue le High, le Low, ou mieux, les deux. Viser le « scoop » total est de quoi éviter les mauvaises surprises.
Le Draw Poker : le poker fermé où le bluff est roi
Oubliez les cartes communes un instant pour revenir à l’essence du jeu caché. Ici, l’information est rare et la psychologie domine, car rien n’est visible sur la table.
Le 5-Card Draw : le poker de notre enfance
C’est souvent par là que tout commence pour les amateurs de cartes. Vous recevez cinq cartes fermées, visibles de vous seul. C’est l’essence même du poker classique.
Le premier tour d’enchères lance immédiatement les hostilités autour de la table. Ensuite, vous avez droit à un unique échange pour remplacer de zéro à cinq cartes. Un dernier tour de mise a lieu juste après ce tirage décisif pour conclure.
Votre seule information fiable reste le nombre de cartes changées par l’adversaire. Tout le reste n’est que déduction et observation pure. C’est le paradis du poker face.

Le 2-7 Triple Draw : le lowball pour les puristes
Le 2-7 Triple Draw inverse totalement la logique du Draw Poker classique. Votre but est simple : construire la main la plus faible possible. C’est un défi mental constant.
Les règles sont strictes et punitives pour les néophytes qui débutent. Les suites et les couleurs comptent contre vous, ce qui change tout. De plus, l’As est toujours considéré comme une carte haute. La main absolue à viser est donc un 2-3-4-5-7 dépareillé.
Ces trois tirages offrent plus d’occasions de tout mettre en œuvre pour gagner. Chaque tour de mise ajoute une couche de stratégie. C’est un des types de poker techniques.
Alors, quel type de poker choisir selon votre profil ?
On a vu les grandes lignes, mais devant la multitude de types de poker, le choix peut vite devenir paralysant. Voici un guide pratique et direct pour vous orienter vers la variante qui colle vraiment à votre personnalité.
Pour le débutant qui veut apprendre vite
Ne cherchez pas midi à quatorze heures : le Texas Hold’em est votre point de départ obligatoire. Ses règles s’apprennent en cinq minutes et c’est le jeu que vous trouverez partout, du casino du coin aux soirées entre potes.
Le 5-Card Draw reste aussi une excellente porte d’entrée pour les novices. C’est l’école idéale pour saisir la hiérarchie des mains et la mécanique du bluff sans vous noyer sous les calculs complexes des cartes communes.
C’est en commençant par des bases solides que l’on peut espérer progresser durablement. Pour bien démarrer et ne pas flamber votre budget, il est toujours bon de consulter des conseils pour s’initier aux jeux d’argent.
Pour l’amateur d’action et de grosses mains
Si vous trouvez le Hold’em trop lent, tournez-vous vers l’Omaha, et plus spécifiquement le Pot-Limit Omaha (PLO). Avec quatre cartes en main au lieu de deux, l’action est quasi permanente et les possibilités explosent à chaque main.
Ici, les tirages sont omniprésents et les joueurs sont souvent incités à aller voir le flop. Cela crée mécaniquement des pots plus gros et une variance beaucoup plus forte que dans les autres variantes.
Attention cependant, cette variante demande de savoir bien gérer votre bankroll, car les swings peuvent être violents pour votre portefeuille. Il faut avoir le cœur bien accroché. Lisez notre guide sur la Bankroll : Comprendre et Maîtriser Votre Capital pour vos Paris.
Pour le stratège qui aime la psychologie pure
Si vous préférez la guerre d’usure mentale, visez les jeux de Stud (7-Card Stud, Razz) et de Draw (2-7 Triple Draw). Ces formats anciens récompensent avant tout l’observation minutieuse, une mémoire d’éléphant et une discipline de fer.
L’information y est soit partielle (Stud), soit quasi nulle (Draw), ce qui met la lecture des adversaires (« tells ») au premier plan. Vous ne jouez pas seulement vos cartes, vous jouez l’homme en face de vous.
Ce sont des jeux moins « mathématiques » que le Hold’em à première vue, mais qui demandent une énorme concentration sur le long terme. C’est un défi intellectuel brut pour ceux qui veulent dépasser le simple calcul de cotes.
Tableau comparatif pour faire le bon choix
Pas encore décidé ? J’ai synthétisé tout ça ci-dessous. Ce tableau résume les points clés pour identifier en un coup d’œil la variante qui correspond le mieux à vos attentes et à votre style de jeu.
| Variante | Complexité | Part de Stratégie | Popularité | Idéal pour… |
|---|---|---|---|---|
| Texas Hold’em | Moyenne | Élevée | Très Élevée | Apprendre et devenir compétitif |
| Omaha Hi | Moyenne | Très Élevée | Élevée | Les amateurs d’action et de gros pots |
| 7-Card Stud | Moyenne | Élevée | Faible | Les joueurs patients et observateurs |
| 5-Card Draw | Faible | Moyenne | Moyenne | Les débutants et les fans de bluff pur |
| Razz | Élevée | Élevée | Très Faible | Ceux qui aiment les logiques inversées |
| Omaha Hi-Lo | Très Élevée | Très Élevée | Moyenne | Les experts en quête de défi intellectuel |

Les jeux mixtes et autres variantes pour ne jamais s’ennuyer
Pour ceux qui maîtrisent déjà plusieurs variantes ou qui veulent simplement varier les plaisirs, le poker offre encore bien d’autres facettes.
Le H.O.R.S.E. : le test ultime de polyvalence
Le H.O.R.S.E. se définit comme un format de jeu mixte exigeant. Concrètement, on change de variante à chaque tour de table ou après un nombre de mains défini.
C’est un format qui teste réellement la polyvalence d’un joueur sérieux. Il est impossible de n’exceller que dans un seul jeu, sous peine de perdre vos jetons rapidement.
Il faut savoir que cet acronyme regroupe cinq jeux distincts :
- Hold’em (Limit)
- Omaha Hi-Lo
- Razz
- Stud (Seven-Card)
- Eight-or-Better (Stud Hi-Lo)
Le poker chinois : un casse-tête sans mise (ou presque)
Le poker chinois est une variante très différente des standards habituels. Il n’y a pas de tours de mise classiques. Les joueurs, de deux à quatre, reçoivent 13 cartes chacun d’un coup.
Le but est de former trois mains de poker distinctes. Vous devez constituer deux mains de cinq cartes et une de trois, en respectant impérativement un ordre de force croissant.
Le jeu se joue avec un système de points précis entre les joueurs. C’est plus un puzzle stratégique qu’un jeu de bluff, idéal pour se détendre entre deux tournois.
Les formats de jeu : cash game vs tournoi
Le choix parmi les types de poker dépend aussi du format que vous préférez. Le cash game permet de jouer avec des jetons qui ont une valeur réelle et de quitter la table à tout moment.
Le tournoi fonctionne autrement : on paie un droit d’entrée pour recevoir un tapis de départ. Le but est d’être le dernier survivant, avec des blinds qui augmentent inlassablement.
Certaines variantes se prêtent mieux à un format qu’à l’autre. Le Hold’em et l’Omaha sont rois partout, tandis que le Stud est courant en cash game. Le format Heads-Up Poker est une spécialité de fin de tournoi.
Vous avez maintenant toutes les cartes en main pour choisir votre variante préférée. Que vous soyez adepte du Texas Hold’em ou tenté par l’exotisme du Razz, l’essentiel est de prendre du plaisir. N’hésitez pas à tester plusieurs formats pour affiner votre stratégie. Le monde du poker est vaste, alors à vous de jouer
FAQ
Quels sont les différents types de poker qui existent ?
On classe généralement le poker en trois grandes familles distinctes. Vous avez d’abord les jeux à cartes communes, comme le Texas Hold’em, où vous combinez vos cartes privées avec celles du tableau.
Ensuite, il y a le Stud, Draw (poker fermé) se joue avec des mains entièrement cachées que vous pouvez améliorer en échangeant des cartes.
Quel est le poker le plus joué dans le monde ?
La variante reine est incontestablement le Texas Hold’em. C’est le jeu utilisé pour les championnats du monde (WSOP) et celui que vous trouverez dans la majorité des casinos et sites en ligne.
Son succès s’explique par un équilibre parfait : des règles simples à comprendre pour les débutants, mais une profondeur stratégique immense qui séduit les professionnels.
Comment s’appelle le poker classique à 5 cartes ?
Ce jeu se nomme le Five-Card Draw (ou poker fermé). C’est souvent la variante que l’on apprend en famille ou que l’on voit dans les films de western.
Chaque joueur reçoit cinq cartes privatives et peut en changer une ou plusieurs lors d’un tour d’enchères. C’est la forme la plus pure du bluff car aucune information n’est visible sur le jeu adverse.
Comment appelle-t-on le poker « classique » aujourd’hui ?
Si le terme désignait autrefois le poker fermé, le « poker classique » fait désormais souvent référence au Texas Hold’em dans le langage courant, tant il est devenu la norme.
Cependant, pour les puristes, le terme renvoie toujours aux variantes de Draw ou de Stud, qui étaient les standards avant le boom du poker des années 2000.
Quelle est la carte de poker la plus forte ?
Traditionnellement, l’As est la carte la plus puissante du paquet. Elle bat le Roi, mais peut aussi être utilisée comme un « 1 » pour former une petite suite (As-2-3-4-5).
Notez que dans les variantes « Lowball » comme le Razz ou le 2-7 Triple Draw, la logique s’inverse. L’As devient alors souvent la meilleure carte possible car l’objectif est d’avoir le jeu le plus faible.
